Le choix de la pleine terre ou du caveau funéraire se fait généralement en fonction du budget de la famille et de sa religion. La construction d’un caveau demandant davantage de travail et de matériel, son coût est logiquement plus élevé. En France, même si la majorité des demandes concernent le caveau funéraire, la mairie ne peut rien exiger aux familles.

1) Tombe pleine terre

L’inhumation en pleine terre est le fait d’enterrer le défunt en creusant un trou dans le sol, le plus souvent dans un cimetière. Comme son nom l’indique, la pleine terre est à même la terre : il y a donc plus d’humidité que dans un caveau, la terre a ainsi tendance à coller davantage.

En pleine terre, seule la semelle est obligatoire. Certaines mairies demandent aux familles la construction d’une fausse case sous la semelle.

Pour ce type d’inhumation, le cercueil ne résiste pas longtemps de part le poids du sol et de son humidité. A terme, la pleine terre fera bouger le monument quoi qu’il arrive, le plus souvent 30-40 ans après les funérailles. Le monument funéraire penchera, il faudra donc effectuer une opération que l’on appelle « remise à niveau ».

Même si l’inhumation en pleine terre est moins fréquente que l’inhumation dans un caveau, certains départements échappent à la règle comme celui des Landes (40) qui recense environ 60% d’inhumation pleine terre.

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2) Caveau funéraire

On parle d’inhumation dans un caveau lorsque la construction est faite en béton et qu’elle comporte une ou plusieurs parties appelées «case».

Contrairement à la pleine terre le choix du cercueil est moins restreint du fait qu’il n’y ait pas de contraintes liées à l’humidité.

Le caveau permet ainsi de garder le cercueil intact plusieurs décennies de part une meilleure isolation. En effet, en pleine terre, le cercueil ne résiste pas longtemps face au poids de la terre et à son humidité. Le caveau de famille peut quant à lui être réutilisé plusieurs fois et ce dans une même concession.

Un simple ajout de dalles permet en effet de fermer la case occupée lors de chaque mise en terre. Cela permet à la famille d’éviter la création de nouveaux monuments funéraires au fil des années.

Le caveau a donc un certain avantage financier du fait qu’il permet d’anticiper les évènements futurs. La famille réalise ainsi des économies dès l’achat de ce dernier.

Comment est-il construit ?

La construction du caveau peut se faire de différentes façons :

- en éléments préfabriqués en ciment : on remplit de béton l’espace entre le terrassement et les éléments. Ce sont des dalles qui sont alignées les unes sur les autres. Et on coule 5 cm minimum de béton entre la terre et les dalles préfabriquées. Surtout utilisés en province pour des questions de logistique parce que les centrales à béton ne sont pas forcément à côté des cimetières qui se trouvent assez loin de ces centrales.

- en béton coulé : on construit un mur de ciment d’une épaisseur de 15-20cm. En Île-de-France on utilise cette pratique dans 90% des cas. En une seule passe avec du coffrage et avec enduit lissé après et pose de la semelle un vrai caveau avec 20cm de chaque côté.

- en monobloc étanche : on remplit de béton entre le terrassement et la cuve. Constitué d’un seul bloc, il est accompagné généralement d’un système d’épuration agréé par le conseil d’Hygiène Supérieur Publique

- en couronnes : c’est une couronne en béton armé, on remplit de béton entre le terrassement et la couronne

A noter que le prix de la concession longue durée est le même pour un caveau ou une pleine terre. Cependant pour des concessions perpétuelles, certaines mairies exigent le caveau.

Étapes de construction

1. Fouille et enlèvement des terres en décharge

2. Étayage des parois à l’aplomb

3. Mise en place du coffrage bois

4. Coulage du béton en une seule passe

5. Décoffrage près séchage du béton de fond

6. Fourniture et pose d’enduit intérieur lissé

7. Confection semelle ciment armé avec dalles

8. Dallage provisoire de fermeture

Qu’est-ce qu’une fausse case ?

La fausse case peut être obligatoire pour des concessions trentenaires pour que les divisions qui sont en pleine terre ne se retrouvent pas toutes penchées.

Pour la création d’une fausse case, on creuse 50 cm et on construit un coffrage tout autour. On coule le béton en une seule phase avec quatre murailles qui entourent la sépulture de 50cm de hauteur et de 20cm de largeur. On pose ensuite la semelle dessus puis le monument. La fausse case va en quelque sorte raidir la sépulture.

C’est obligatoire lorsque les mairies se rendent compte de l’existence de divisions bancales et de monuments complètement différents. La fausse case permettant ainsi au monument de ne pas s’enfoncer.

Délai avant la pose d’un monument funéraire

Celui-ci sera différent en fonction du type d’inhumation choisi :

- En pleine terre : 2 à 3 mois en fonction du terrain et de son dénivelé

- En caveau : il n’y a pas de délai, la pose peut se faire immédiatement. En savoir plus sur le délai de construction d’un caveau.