La ville de Shanghai, avec une population vieillissante, enregistre environ 110 000 décès par an. Or la ville manque cruellement de places destinées à accueillir des sépultures.

Shanghai est en effet une des villes les plus peuplées de Chine, il est donc urgent de trouver des  solutions. Pour y remédier les autorités encouragent la sépulture en mer. Pour se faire, la municipalité propose aux habitants de bénéficier d’une subvention dans le cas où ils choisiraient ce mode de sépulture.

Bien que l’idée soit astucieuse, il existe plusieurs freins à la dispersion des cendres en mer.

Traditionnellement, les funérailles classiques sont très ancrées chez les chinois. Ils accordent une  forte importance à l’inhumation car ils considèrent que l’âme peut trouver le repos qu’une fois le corps enterré.

Le second problème qui se pose est le coût du transport. En effet, la location d’un bateau est passée de 7 000 yuans pour 600 personnes environ en 1990 à 30 000 yuans pour 270 places  aujourd’hui. Les entreprises de pompes funèbres ont ainsi  du mal à rentrer dans leur frais y compris avec les subventions.

Malgré tout ces  « obsèques vertes » ont de beaux jours devant elles compte tenu de l’évolution de la conscience écologique et de la politique mise en place par l’état.