Des archéologues ont mis au jour un cimetière datant de l’époque carolingienne contenant une trentaine de corps à Meaux.

Des archéologues de l’Inrap (Institut de Recherches Archéologiques Préventives) qui procédaient à des fouilles près de l’ancienne abbaye Saint-Faron sont tombés sur un cimetière carolingien à Meaux avec une trentaine de dépouilles.

Un cimetière de l’ère carolingienne

Les archéologues, qui fouillaient méticuleusement une surface de 1570 mètres carrés à l’angle des rues de la Visitation et Saint-Faron à Meaux, ont découvert un cimetière qui date de l’époque carolingienne.

Ils ont mis au jour un cimetière contenant une trentaine de corps plutôt bien conservés. « On se doutait qu’il y aurait un cimetière car nous sommes tout près de l’ancienne abbaye Saint-Faron, mais on ne savait pas où il se situait exactement » a déclaré David Couturier, le responsable de l’opération pour l’Inrap, au journal La Marne qui fait état de cette découverte.

Les corps vont maintenant être dépoussiérés un à un, puis étiquetés et extraits soigneusement du sol où ils reposaient depuis le huitième siècle.

Interrogée par La Marne, l’anthropologue Camille Colonna qui travaille sur place a précisé : « Ils sont antérieurs à l’époque gallo-romaine, mais postérieurs à l’époque mérovingienne. » En effet, la scientifique a expliqué que les Mérovingiens enterraient leurs morts dans des sarcophages avec du mobilier associé tandis que les Carolingiens les enterraient sans rien.

Mais, ce qui a le plus frappé les archéologues c’est l’excellent état de conservation de ces squelettes.

Un site exceptionnellement ouvert pour les journées du patrimoine

Ce site a exceptionnellement été ouvert au public dans le cadre des journées européennes du patrimoine qui se sont tenues le week-end dernier. En effet, le dimanche 18 septembre le cimetière a été rendu accessible à tous pour remonter le temps avant l’entrée en action des engins de chantier. Car, s’agissant de fouilles préventives à la construction d’un immeuble, le balai des machines de construction ne tardera pas à commencer.

Les archéologues doivent extraire du sol tout ce qui doit et peut l’être avant le 23 décembre.